Le marché des énergies renouvelables au Myanmar ne suit pas le schéma classique d’une transition énergétique. À court terme, l’intérêt pour les investisseurs tient avant tout à un système électrique incapable de répondre de manière fiable à la demande existante, plutôt qu’à une succession prévisible d’appels d’offres, de contrats bancables avec les opérateurs publics et d’améliorations régulières du réseau. Pour les investisseurs étrangers, cette distinction est déterminante.
Le pays offre encore des opportunités commerciales réelles. Entreprises, exploitations agricoles, cliniques, entrepôts, sites télécoms et communautés ont besoin d’une alimentation électrique fiable, tandis que les solutions de secours au diesel sont devenues coûteuses et difficiles à exploiter. Les installations solaires photovoltaïques, le stockage par batteries, les mini-réseaux hybrides, les services d’efficacité énergétique et la maintenance peuvent donc répondre à un besoin client urgent. Ce marché reste toutefois exposé à des risques majeurs sur les plans politique, sécuritaire, juridique, monétaire et réglementaire, ainsi qu’en matière de sanctions, d’exécution des contrats et de fiabilité des contreparties.
La question n’est pas de savoir si le Myanmar a besoin de davantage d’énergies renouvelables ; ce besoin est évident. Il s’agit plutôt d’identifier les projets capables de transformer cette demande en revenus effectivement encaissables, avec des contreparties conformes et des actifs pouvant continuer à fonctionner malgré les perturbations. À court terme, les projets les plus solides sont généralement modulaires, distribués et adossés à des clients identifiés ; la production à grande échelle destinée au réseau reste nettement plus risquée.
MoveToAsia accompagne les entreprises et investisseurs étrangers souhaitant explorer les opportunités liées aux énergies renouvelables en Birmanie (Myanmar). Notre approche de market entry permet d’évaluer le potentiel du secteur, son environnement réglementaire et commercial, les besoins locaux ainsi que les partenaires et parties prenantes pouvant intervenir dans le développement d’un projet.
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Les énergies renouvelables s’inscrivent dans un environnement économique plus large, avec plusieurs autres secteurs en Birmanie / Myanmar pouvant offrir des opportunités aux acteurs internationaux.
Investissement au Myanmar en 2026 : opportunités dans les énergies renouvelables ?
Pour la plupart des entreprises internationales, les énergies renouvelables au Myanmar doivent être envisagées comme une infrastructure de résilience. Les meilleures opportunités permettent à un client clairement identifié de réduire ses pertes de production, sa consommation de carburant ou ses interruptions de service. Cette logique favorise le solaire en toiture pour les sites commerciaux et industriels, les batteries, les systèmes hybrides solaire-diesel, les installations destinées à des usages productifs, l’ingénierie spécialisée, l’exploitation et la maintenance, ainsi que certains mini-réseaux.
Les grands projets raccordés au réseau répondent à un besoin tout aussi réel, mais leur rentabilité dépend d’autorisations publiques, de la disponibilité du réseau, des conditions d’achat de l’électricité, de la sécurité des paiements, des droits fonciers et de canaux de financement difficiles à sécuriser. Selon la Banque mondiale, la production électrique au début de 2026 restait proche de 3 000 MW par jour, soit environ la moitié de la demande estimée, malgré une amélioration temporaire des coupures. En réaction, 58 % des entreprises interrogées avaient investi dans des générateurs et 30 % dans des systèmes d’énergie renouvelable.
| Question d’investissement | Évaluation actuelle | Implication pour les investisseurs étrangers |
| La demande est-elle réelle ? | Oui. La faiblesse du réseau et le coût élevé du diesel créent une demande récurrente pour une électricité fiable. | Cibler en priorité les clients capables de quantifier leurs pertes liées aux coupures, leurs coûts de carburant et leur capacité de paiement. |
| Le secteur est-il en croissance ? | La capacité solaire progresse à partir d’une base faible, tandis que l’hydroélectricité domine le parc renouvelable. | Le potentiel le plus solide se situe dans le solaire distribué, le stockage et les services, plutôt que dans l’hypothèse d’un essor généralisé des grands projets publics. |
| La production à grande échelle est-elle bancable ? | Uniquement de manière sélective. Les risques liés à l’acheteur public, au réseau, aux devises, à la sécurité et aux contrats sont importants. | N’avancer qu’avec un conseil juridique actualisé, une sécurité de paiement robuste et des scénarios défavorables clairement modélisés. |
| Quel modèle d’entrée paraît le plus crédible ? | Distribution d’équipements, ingénierie, maintenance, leasing ou pilotes adossés à des clients, avec une exposition capitalistique limitée. | Déployer le capital par étapes et valider les encaissements, la logistique et la capacité de maintenance avant de changer d’échelle. |
| Quel est le principal risque non commercial ? | L’exposition aux contreparties et aux sanctions, aggravée par le conflit et la fragmentation du contrôle territorial. | Vérifier la propriété, les banques, les utilisateurs finaux, le foncier et les relations de sécurité avant tout engagement. |
Perspectives du marché des énergies renouvelables au Myanmar
Une capacité installée largement renouvelable, mais une disponibilité limitée
À la fin de 2025, le Myanmar disposait de 3 568 MW de capacités renouvelables, soit 49,5 % de la capacité électrique installée du pays. L’hydroélectricité représentait 3 269 MW, soit environ 92 % du parc renouvelable. Le solaire atteignait 240 MW et la bioénergie 59 MW. La part élevée des renouvelables ne doit donc pas être confondue avec l’existence d’un système électrique propre, diversifié et fiable.
La production hydroélectrique varie selon les saisons et la disponibilité de l’eau, tandis que les actifs de production et de transport sont exposés aux contraintes de maintenance et au conflit. L’écart entre la capacité nominale et l’électricité réellement livrée est un élément central de l’évaluation des projets. Une ressource peut être techniquement attractive, mais le projet peut malgré tout subir des limitations de production, des lignes endommagées, une coordination insuffisante du dispatching ou l’impossibilité pour le client de s’appuyer sur le réseau pour équilibrer sa consommation.
| Technologie | Capacité fin 2025 | Part des renouvelables | Lecture pour l’investisseur |
| Hydroélectricité | 3 269 MW | 91,6 % | Base installée importante, mais les nouveaux projets impliquent de longs cycles de développement et des risques environnementaux, sociaux et sécuritaires exceptionnels. |
| Solaire | 240 MW | 6,7 % | Capacité plus que doublée par rapport aux 110 MW de 2021 ; le marché reste toutefois peu développé au regard du déficit électrique. |
| Bioénergie | 59 MW | 1,7 % | Potentiel intéressant lorsque la matière première est captive, traçable et située à proximité du site de consommation. |
| Total renouvelable | 3 568 MW | 100 % | Représente 49,5 % de la capacité nationale installée, et non 49,5 % d’une offre électrique fiable. |
L’énergie distribuée devient le segment de croissance le plus opérationnel
IRENA estime qu’en 2025, le Myanmar disposait de 182,9 MW de capacités renouvelables hors réseau. Le solaire représentait 117,1 MW, la bioénergie 58,4 MW et l’hydroélectricité 7,4 MW. Ces capacités restent limitées au regard des besoins nationaux, mais leur répartition est révélatrice : le solaire est déjà majoritaire, car il peut être déployé progressivement, au plus près du client, sans attendre une extension majeure du réseau de transport.
La Banque mondiale présente également les énergies renouvelables distribuées comme une réponse concrète aux pénuries, tout en soulignant que les chaînes d’approvisionnement, l’accès au financement et la sensibilisation des clients limitent le changement d’échelle. Ces contraintes constituent elles-mêmes des besoins de services : structuration financière, assurance qualité, suivi à distance, gestion des batteries, planification des pièces détachées et formation des techniciens peuvent compter autant que la fourniture des panneaux.
Opportunités les plus attractives dans les énergies renouvelables

1. Solaire avec stockage pour les sites commerciaux et industriels
Les industriels, transformateurs agroalimentaires, entrepôts frigorifiques, cliniques, hôtels, bureaux et opérateurs télécoms peuvent valoriser directement la fiabilité de l’électricité. Une installation bien dimensionnée, en toiture ou au sol, peut réduire le fonctionnement des générateurs, protéger les processus sous température contrôlée et alimenter les équipements essentiels pendant les coupures. Les batteries renforcent l’intérêt du système lorsque les interruptions sont fréquentes, que la qualité du courant est faible ou que l’approvisionnement en diesel est incertain.
L’évaluation commerciale doit être réalisée client par client. Les investisseurs doivent modéliser le profil de charge horaire, le calendrier des coupures, le rendement des générateurs, le coût d’approvisionnement en carburant, les droits sur la toiture ou le terrain, les cycles de batterie et la capacité du client à payer dans la devise prévue au contrat. Les propositions fondées sur les économies réalisées ne doivent pas promettre une autonomie complète vis-à-vis du réseau, sauf si le système est dimensionné et exploité dans cet objectif.
2. Systèmes à usage productif et mini-réseaux
Les systèmes solaires avec batteries peuvent alimenter l’irrigation, la mouture, la réfrigération, le pompage de l’eau, les ateliers, les services de santé et les communications dans les zones mal desservies. Les mini-réseaux les plus crédibles s’appuient sur des utilisateurs productifs, plutôt que sur la seule consommation limitée des ménages. Une unité de transformation agricole, une clinique ou une tour télécom peut stabiliser les revenus, tandis que les raccordements communautaires élargissent l’impact du projet.
L’énergie rurale n’est toutefois pas automatiquement peu risquée. La sécurité des itinéraires, la gouvernance locale, le recouvrement des redevances, le vol d’équipements, l’accès aux pièces détachées et la concurrence de fournisseurs informels doivent être évalués village par village. Le projet doit également préciser ce qui se passera si le réseau national arrive ultérieurement, car les attentes tarifaires et l’utilisation des actifs peuvent alors évoluer.
3. Ingénierie, maintenance et gestion de l’énergie
Le parc installé crée une demande récurrente pour les revues de conception, la mise en service, le diagnostic des onduleurs et des batteries, les systèmes de protection, les audits énergétiques, le suivi à distance et la maintenance préventive. Un mauvais appariement des composants ou des pratiques d’installation insuffisantes peuvent annuler les économies attendues et réduire la durée de vie des actifs. Les entreprises étrangères disposant d’une forte expertise technique peuvent donc commencer par la formation, des services spécialisés ou des partenariats avec des installateurs locaux avant d’engager leur bilan.
4. Biomasse et valorisation énergétique des déchets avec approvisionnement captif
Les activités agroalimentaires peuvent disposer de résidus utilisables pour produire de la chaleur, du biogaz ou de l’électricité. L’opportunité est la plus solide lorsqu’un même opérateur contrôle la matière première et consomme l’énergie sur site. Les projets dépendant d’une collecte dispersée auprès de tiers sont exposés à des risques plus élevés de transport, de qualité et de besoin en fonds de roulement. Les contrôles environnementaux, les émissions atmosphériques, la gestion des cendres ou du digestat, ainsi que la preuve que l’approvisionnement n’est pas lié à une conversion des terres ou à des pratiques de travail abusives, sont essentiels.
5. Projets solaires, éoliens et hydroélectriques à grande échelle, au cas par cas
Les grands projets peuvent contribuer à réduire le déficit électrique, mais ils doivent se situer au niveau le plus élevé du cadre de risque de l’investisseur. Le solaire et l’éolien exigent un accès foncier fiable, des études de raccordement, des hypothèses réalistes de dispatching, un contrat d’achat d’électricité bancable et une sécurité de paiement crédible. L’hydroélectricité ajoute des enjeux liés aux bassins versants, à la biodiversité, aux déplacements de population, aux moyens de subsistance et aux impacts cumulés, notamment dans les zones touchées par le conflit. Les analyses de la Société financière internationale soulignent l’importance d’une planification à l’échelle des bassins et d’évaluations environnementales et sociales rigoureuses pour les projets hydroélectriques.
Modèles d’entrée en Birmanie : adapter l’exposition du capital au niveau de risque actuel
| Modèle d’entrée | Intensité capitalistique | Source de revenus | Risque principal | Pertinence en 2026 |
| Distribution d’équipements | Faible à moyenne | Marge sur les produits et service après-vente | Accès aux importations, devises, contrôle qualité et stocks | Pertinent avec un distributeur vérifié et un processus de garantie rigoureux |
| EPC et services techniques | Faible à moyenne | Paiements par jalons et honoraires de service | Encaissements clients, accès aux sites et responsabilité de performance | Voie d’entrée solide pour les entreprises à forte différenciation technique |
| Système détenu par le client | Moyenne | Vente initiale | Financement du client et risque d’achèvement | Pratique lorsque le client peut financer l’investissement initial |
| Leasing ou énergie en tant que service | Moyenne à élevée | Paiement mensuel ou partage des économies | Décalage de devises, recouvrement et récupération des actifs | Sélectif ; nécessite un crédit solide et des contrats exécutoires |
| Détention d’un mini-réseau | Élevée | Tarifs payés par un client d’ancrage et les usagers locaux | Demande, recouvrement, sécurité et arrivée future du réseau | À étudier au cas par cas, de préférence avec un client d’ancrage |
| Producteur indépendant raccordé au réseau | Très élevée | Contrat d’achat d’électricité à long terme | Acheteur public, réseau, risque politique, devises et financement | Uniquement pour des projets exceptionnellement bien structurés |
Une entrée progressive sur le marché est généralement plus défendable qu’un investissement greenfield complet. Une entreprise étrangère peut commencer par des audits techniques, la fourniture d’équipements ou une petite installation adossée à un client, puis évoluer vers le financement ou la détention d’actifs après avoir recueilli des données concrètes sur les encaissements, la logistique, les autorisations et la qualité du service.
Cadre réglementaire applicable aux investisseurs en Birmanie
Autorisations dans le secteur de l’électricité
Le ministère de l’Électricité supervise les institutions nationales du secteur, notamment l’Electric Power Generation Enterprise, l’Electricity Supply Enterprise, les sociétés de distribution d’électricité de Yangon et de Mandalay, ainsi que les fonctions de transport et de contrôle du système. La loi sur l’électricité et ses textes d’application distinguent les projets selon leur taille et leur raccordement au réseau. Les activités électriques de grande échelle, généralement au-delà de 30 MW, ainsi que les projets raccordés au système national, nécessitent une autorisation au niveau central ; les projets hors réseau de plus petite taille peuvent relever des autorités des États ou des régions. Le parcours d’autorisation doit être confirmé en fonction de la technologie, de la capacité, de la localisation et du mode de raccordement du projet.
Approbation des investissements et incitations

La loi sur l’investissement du Myanmar prévoit des permis ou des approbations de la MIC, des droits d’utilisation du foncier et des incitations accordées de manière discrétionnaire. La notification MIC n° 13/2017 classe la production, le transport et la distribution d’électricité, ainsi que la production renouvelable et l’ingénierie fondées sur le solaire, l’éolien et la géothermie, parmi les secteurs encouragés. Les projets éligibles peuvent demander des exonérations d’impôt sur les bénéfices liées aux zones de développement, généralement présentées comme des périodes de trois, cinq ou sept ans, ainsi que d’éventuels allègements douaniers ou autres prévus par la loi. Ces avantages ne sont pas automatiques et ne doivent pas être intégrés au modèle financier avant confirmation officielle.
Les investisseurs étrangers doivent également distinguer l’immatriculation d’une société de l’approbation de l’investissement et des licences sectorielles. La création d’une société locale ne suffit pas à établir le droit de produire, vendre ou transporter de l’électricité, d’obtenir des droits fonciers de long terme, de se raccorder au réseau ou de bénéficier d’incitations fiscales.
Exigences environnementales, sociales et foncières
Les projets susceptibles d’avoir des impacts négatifs peuvent nécessiter une étude environnementale initiale, une étude d’impact environnemental complète, un plan de gestion environnementale et un certificat de conformité environnementale, conformément à la procédure d’évaluation de l’impact environnemental. Les seuils applicables à l’hydroélectricité sont particulièrement importants : les projets de 1 MW à moins de 15 MW nécessitent généralement une étude environnementale initiale, tandis que les projets de 15 MW ou plus, ou dotés de grands réservoirs, requièrent une étude d’impact environnemental. Les projets solaires, éoliens, biomasse et de transport d’électricité restent soumis à un examen selon leur échelle et leurs impacts.
L’audit foncier doit vérifier le titre de propriété, l’autorité habilitée à consentir le bail, les usages coutumiers, les revendications des communautés, les voies d’accès et les corridors de transport d’électricité. Un bail techniquement valable peut malgré tout entraîner une forte exposition sociale ou sécuritaire si le contrôle réel du site est contesté.
Principaux risques à intégrer avant d’envisager une entrée de marché birman
- Risque lié à l’acheteur et au paiement. Les revenus des opérateurs publics, le recouvrement des tarifs et les finances publiques restent fragiles. Un contrat d’achat d’électricité signé ne suffit pas sans garantie de paiement crédible, droits de résiliation et mécanisme monétaire opérationnel.
- Contrôles des changes et des importations. Les panneaux, onduleurs, batteries et pièces détachées sont généralement importés. La conversion des devises, les licences d’importation, les retards douaniers et les besoins en fonds de roulement peuvent rapidement modifier l’économie du projet.
- Conflit et sécurité physique. Les actifs de production, sous-stations, lignes de transport, déplacements du personnel et itinéraires logistiques peuvent être exposés à des changements de contrôle territorial et à des dommages.
- Sanctions et exposition aux contreparties. Les mesures restrictives de l’Union européenne ont été prolongées jusqu’au 30 avril 2027, tandis que les régimes américain et britannique continuent de viser des personnes et entités désignées. Les vérifications doivent couvrir les bénéficiaires effectifs, banques, assureurs, intermédiaires, contreparties foncières et utilisateurs finaux, et non uniquement la société signataire.
- Droits humains et risques liés au travail. Les entreprises internationales doivent appliquer une diligence renforcée au recrutement, aux dispositifs de sécurité, aux sous-traitants, à l’accès au foncier et aux chaînes d’approvisionnement. L’Organisation internationale du Travail a appelé à renforcer la diligence dans les relations économiques avec le Myanmar en raison des risques de travail forcé.
- Risques techniques et de cycle de vie. Des composants de mauvaise qualité, une installation insuffisante, la chaleur, l’humidité, la poussière, une mauvaise gestion des batteries et l’indisponibilité des pièces détachées peuvent réduire fortement la production et la durée de vie des actifs.
Incertitude réglementaire et d’exécution. Les règles formelles demeurent, mais les autorisations, leur mise en œuvre et la répartition des responsabilités institutionnelles peuvent être appliquées de manière inégale. Le conseil juridique doit être actualisé, spécifique au projet et confronté à la pratique administrative réelle.
Cadre de due diligence pour un projet au Myanmar
- Preuves concernant le client : identifier l’entité juridique cliente, le bénéficiaire ultime, le profil de charge, les pertes liées aux coupures, les coûts actuels des générateurs, l’historique de paiement et la devise contractuelle.
- Résilience technique : modéliser la production saisonnière, la dégradation des batteries, les besoins de secours, le comportement du réseau, les limitations de production et un régime de maintenance réaliste.
- Parcours d’autorisation : cartographier l’immatriculation de la société, la procédure MIC, la licence électrique, le raccordement au réseau, le foncier, la construction, les exigences environnementales et les autorisations locales, avec les autorités compétentes et les délais attendus.
- Intégrité des contreparties : vérifier les propriétaires, administrateurs, banques, agents, prestataires de sécurité, détenteurs des droits fonciers, fournisseurs et utilisateurs finaux au regard des sanctions applicables et des standards internes de conduite responsable.
- Scénarios financiers défavorables : tester la sensibilité aux taux de change, aux retards d’importation, à une baisse des encaissements, à une hausse des coûts de sécurité, au remplacement des batteries et à une indisponibilité temporaire du site.
- Engagement progressif : commencer par un audit, un pilote, un portefeuille limité ou un contrat de services avant d’acquérir une position importante et difficilement réversible sur des actifs.
- Sortie et continuité : définir la propriété des actifs, les droits de substitution, les limites de l’assurance, l’accès aux données, la garde des pièces détachées et les procédures à suivre si un itinéraire, une banque ou un site devient indisponible.
Comment MoveToAsia accompagne l’entrée sur le marché des énergies renouvelables au Myanmar
MoveToAsia aide les entreprises internationales à transformer un intérêt sectoriel en décision fondée sur un projet précis. Pour les énergies renouvelables au Myanmar, cet accompagnement peut inclure :
- Segmentation du marché et identification de clients dans les zones industrielles, l’agroalimentaire, la logistique, la santé, l’hôtellerie, les télécommunications et les usages productifs en zone rurale.
- Identification de partenaires locaux, installateurs, distributeurs et fournisseurs, avec vérification de leurs capacités et de leur structure de propriété.
- Cartographie réglementaire des autorisations d’investissement, licences électriques, exigences foncières et environnementales, importations et structuration juridique.
- Vérification des sanctions, des bénéficiaires effectifs et des contreparties, en coordination avec les conseils juridiques et conformité de l’investisseur.
- Évaluation des sites, itinéraires, risques sécuritaires et capacités de maintenance, y compris la couverture en pièces détachées et en techniciens.
- Modélisation de la faisabilité commerciale à partir de données vérifiées sur la charge, la substitution du diesel, les encaissements, l’exposition aux devises et les scénarios défavorables.
- Conception et mise en œuvre de projets pilotes avant une extension à un portefeuille plus large ou à des projets de grande échelle.
Conclusion : investir dans une résilience vérifiée, pas dans un potentiel théorique
Le Myanmar a clairement besoin de davantage d’énergies renouvelables, et le déficit électrique crée un marché réel pour les systèmes capables d’améliorer la continuité des opérations. Le solaire avec stockage, les systèmes à usage productif, les services techniques et certains mini-réseaux peuvent offrir des opportunités défendables lorsqu’ils sont liés à des clients dont la demande est essentielle et la capacité de paiement crédible.
Le secteur ne se prête toutefois pas à une expansion indifférenciée. La capacité renouvelable installée reste dominée par l’hydroélectricité, la fiabilité du réseau est faible, le financement et les importations sont contraints, et les grands projets présentent une forte exposition aux risques liés à l’acheteur, à la sécurité, à l’environnement et aux sanctions. La stratégie d’investissement doit donc rester sélective : vérifier le client, engager le capital par étapes, sécuriser le parcours d’autorisation, développer une capacité locale de maintenance et appliquer une due diligence renforcée aux contreparties.
Les entreprises qui envisagent d’investir dans les énergies renouvelables au Myanmar peuvent faire appel à MTA pour évaluer la demande, valider les partenaires et les clients, cartographier les exigences réglementaires et de conformité, et construire un plan d’entrée opérationnel. L’objectif n’est pas d’éliminer l’incertitude du marché ; il consiste à déterminer si un projet précis peut rester utile sur le plan commercial, résilient sur le plan opérationnel et responsable dans les conditions actuelles.