Le Cambodge s’est imposé comme l’un des principaux pôles asiatiques de production de vêtements destinés à l’export, au service des marques de mode internationales depuis plus de trente ans. La hausse des coûts de main-d’œuvre, le renforcement des exigences de durabilité et l’évolution des stratégies mondiales de sourcing ont certes intensifié la concurrence en Asie du Sud-Est, mais le pays conserve un rôle important dans les chaînes d’approvisionnement mondiales grâce à des coûts d’exploitation compétitifs, une main-d’œuvre expérimentée, un accès préférentiel aux marchés et un écosystème de fournisseurs bien établi.

Le secteur entre également dans une phase de transformation. Plutôt que de miser uniquement sur de faibles coûts de production, le Cambodge renforce la conformité de ses usines, modernise ses infrastructures industrielles et encourage les investissements dans des activités à plus forte valeur ajoutée. Dans le même temps, les marques internationales diversifient de plus en plus leur sourcing au-delà d’un seul marché, ouvrant de nouvelles perspectives aux fabricants capables d’allier maîtrise des coûts et pratiques de production responsables.

Les résultats récents confirment la résilience du secteur. Les exportations totales d’habillement, de chaussures et d’articles de voyage, regroupées sous l’acronyme anglais GFT, ont atteint 15,7 milliards USD en 2025, un niveau record. Les investissements étrangers devraient par ailleurs continuer de progresser en 2026, à mesure que les fabricants chinois, japonais et sud-coréens développent leurs capacités de production régionales. Ces évolutions confortent la place du Cambodge parmi les destinations majeures du sourcing, malgré les incertitudes persistantes qui pèsent sur le commerce mondial et les marchés de consommation.

 

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Pour les fabricants internationaux et les marques de mode, choisir le Cambodge ne se résume toutefois pas à comparer les coûts de main-d’œuvre. Avant de définir la stratégie de sourcing ou de production la plus adaptée, les entreprises doivent évaluer les capacités de production, les dispositifs commerciaux préférentiels, la conformité des usines, la disponibilité de la main-d’œuvre et l’accès aux marchés.

Ce guide dresse un état des lieux du secteur, analyse ses avantages concurrentiels et présente les principaux facteurs à prendre en compte pour intégrer le Cambodge à une stratégie plus large de sourcing et de production.

Le secteur cambodgien de l’habillement et du textile

L’industrie de l’habillement et du textile reste le premier secteur manufacturier exportateur du Cambodge et l’un des piliers de son économie. En trente ans, cette base de production à forte intensité de main-d’œuvre est devenue un écosystème d’exportation mature, au service des marques internationales de vêtements ainsi que des fabricants de chaussures et d’articles de voyage présents sur les marchés nord-américains, européens et asiatiques.

Bien que le Cambodge ait diversifié son industrie ces dernières années, notamment dans l’électronique, les composants automobiles et la transformation alimentaire, le secteur de l’habillement, de la chaussure et des articles de voyage, désigné par l’acronyme anglais GFT, reste le premier secteur manufacturier exportateur du pays. Selon le ministère cambodgien du Commerce, les exportations GFT ont atteint le niveau record de 15,7 milliards USD en 2025, ce qui témoigne de la résilience du secteur malgré les incertitudes persistantes qui pèsent sur la demande mondiale.

La base de production du secteur s’est également diversifiée. Si l’habillement reste la principale catégorie de produits, les chaussures et les articles de voyage ont connu une expansion rapide, à mesure que les marques internationales élargissent leurs stratégies de sourcing et que les fabricants se positionnent sur des segments à plus forte valeur ajoutée. Cette diversification progressive aide le Cambodge à consolider sa place dans les chaînes d’approvisionnement mondiales tout en réduisant sa dépendance à une seule catégorie de produits.

La taille du secteur reste l’un des principaux avantages concurrentiels du Cambodge. Le pays compte environ 1 800 usines, qui emploient près de 1,1 million de personnes, formant ainsi l’un des plus vastes écosystèmes manufacturiers à forte intensité de main-d’œuvre d’Asie du Sud-Est. Cette concentration des capacités de production donne aux acheteurs internationaux accès à des fournisseurs expérimentés, ainsi qu’à un réseau bien établi de prestataires logistiques, de services d’inspection qualité et d’infrastructures d’exportation.

À plus long terme, le Cambodge devrait rester un maillon important des stratégies régionales de sourcing « China+1 ». Alors que les fabricants poursuivent la diversification de leur production en Asie, le pays combine des coûts d’exploitation compétitifs, une main-d’œuvre expérimentée et un écosystème d’exportation mature, autant d’atouts qui favorisent les décisions de sourcing et de production à long terme.

Le secteur de l’habillement et du textile au Cambodge soutient la fabrication de vêtements, la production textile, les exportations et les chaînes d’approvisionnement internationales.

Pourquoi les fabricants et les marques choisissent le Cambodge pour leur sourcing

La compétitivité des coûts reste l’une des principales raisons pour lesquelles les marques internationales continuent de sourcer au Cambodge, mais elle n’est plus le seul critère. Les décisions d’achat tiennent désormais compte des coûts de production, de l’accès préférentiel aux marchés, de la fiabilité des fournisseurs, des normes de conformité et de la résilience des chaînes d’approvisionnement. Le Cambodge demeure bien positionné sur ces différents aspects, ce qui conforte son rôle de destination stratégique pour le sourcing, au-delà de son seul statut de base de production à bas coûts.

Les coûts de main-d’œuvre restent très compétitifs en Asie du Sud-Est. Depuis le 1er janvier 2026, le salaire minimum mensuel dans les secteurs de l’habillement, de la chaussure et des articles de voyage s’établit à 210 USD. Cette revalorisation annuelle modérée aide les fabricants à conserver une bonne visibilité sur leurs coûts. Les cotisations sociales obligatoires à la charge des employeurs restent elles aussi relativement faibles, ce qui facilite la maîtrise du coût global de l’emploi tout en favorisant la stabilité des effectifs.

L’accès aux marchés continue également de renforcer la compétitivité du Cambodge. Le Partenariat économique régional global (RCEP), l’accord de libre-échange Cambodge-Chine et les cadres commerciaux de l’ASEAN offrent aux fabricants un accès préférentiel aux principaux marchés d’exportation. Pour les produits éligibles, le Cambodge continue en outre de bénéficier du régime préférentiel « Tout sauf les armes » (EBA) de l’Union européenne, un avantage supplémentaire pour les fabricants exportateurs qui servent une clientèle européenne.

La conformité constitue désormais un autre facteur de différenciation important. Le programme Better Factories Cambodia (BFC), reconnu à l’échelle internationale, a contribué à renforcer les normes du travail, la transparence des usines et la conformité sociale dans l’ensemble du secteur. Face à des exigences environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) croissantes, les marques internationales peuvent ainsi sélectionner leurs partenaires de sourcing avec davantage de confiance tout en limitant les risques de réputation dans leur chaîne d’approvisionnement.

Les infrastructures industrielles se sont également nettement améliorées. Plus de 20 zones économiques spéciales en activité proposent aux fabricants des sites industriels prêts à l’emploi, un accompagnement douanier, un approvisionnement fiable en eau et en électricité, ainsi que de meilleures connexions de transport. Ces pôles industriels facilitent une mise en production rapide, tout en offrant des infrastructures d’exportation intégrées et une proximité avec les grands corridors logistiques.

Enfin, la diversification des exportations cambodgiennes limite la dépendance à un seul marché de destination. Les États-Unis restent le premier acheteur de produits GFT, mais les exportations vers l’Union européenne, le Japon, le Canada, la Chine et d’autres marchés de la région continuent de progresser. Cette clientèle plus diversifiée renforce la résilience du secteur et donne aux fabricants davantage de souplesse pour s’adapter à l’évolution de la demande mondiale.

Pris dans leur ensemble, ces facteurs expliquent pourquoi le Cambodge continue d’attirer les fabricants internationaux malgré l’intensification de la concurrence régionale. Le pays ne mise plus uniquement sur le coût du travail : il associe maîtrise des coûts, accès préférentiel aux marchés, capacités de conformité et écosystème de fournisseurs mature pour accompagner les stratégies de sourcing à long terme des grandes marques mondiales de vêtements et de chaussures.

Opportunités d’investissement

Bien que le Cambodge se soit imposé parmi les principaux hubs asiatiques de production de vêtements, une grande partie de la chaîne de valeur reste concentrée sur le modèle coupe-confection-finition, ou CMT selon l’acronyme anglais. La plupart des usines sont spécialisées dans l’assemblage, tandis que les activités amont à plus forte valeur ajoutée, notamment la production de tissus, le tissage, la teinture, l’ennoblissement et le traitement textile, restent peu développées. Pour les investisseurs, ce déséquilibre structurel constitue l’une des principales opportunités industrielles du pays.

Selon les estimations du secteur, les fabricants ont importé environ 8,7 milliards USD d’intrants textiles en 2025, soit près de 60 % de leurs besoins de production. Les tissus, les fils, les accessoires et les autres produits intermédiaires proviennent encore principalement de Chine et d’autres fournisseurs de la région, avant l’assemblage final au Cambodge. Ce modèle a soutenu la croissance rapide des exportations, mais il expose aussi les fabricants à des coûts logistiques plus élevés, à des délais plus longs et à des exigences de conformité croissantes dans un contexte d’évolution des règles du commerce mondial.

Le développement des capacités de production en amont est donc devenu une priorité stratégique. Renforcer l’offre locale dans le tissage, la teinture et l’ennoblissement aiderait les fabricants à raccourcir leurs chaînes d’approvisionnement, à répondre plus rapidement aux attentes des acheteurs et à accroître la valeur ajoutée locale. Ces activités devraient également bénéficier d’un traitement préférentiel dans le cadre des investissements prioritaires du CDC, conformément à l’objectif du gouvernement : construire un écosystème industriel plus intégré, plutôt que de dépendre essentiellement des opérations d’assemblage.

Cette stratégie s’appuie aussi sur le projet de création d’une zone économique spéciale dédiée au textile, destinée à attirer des producteurs de tissus, de fils et de matières complémentaires. L’initiative vise à renforcer les capacités locales de sourcing avant la sortie attendue du Cambodge de la catégorie des pays les moins avancés (PMA). Des règles d’origine plus strictes devraient alors peser davantage dans l’octroi d’un accès préférentiel aux marchés. Le développement de la production nationale d’intrants sera donc de plus en plus déterminant pour préserver la compétitivité des exportations au cours de la prochaine décennie.

Au-delà de la production en amont, la durabilité s’affirme comme un autre axe de croissance majeur. Les marques internationales accordent une attention croissante à la réduction des émissions de carbone, à l’utilisation efficace des ressources et à un sourcing responsable sur l’ensemble de leurs chaînes d’approvisionnement. Pour les fabricants, l’amélioration de la performance environnementale ne relève plus seulement de la conformité ; elle devient une condition commerciale pour obtenir des contrats de sourcing à long terme.

Selon les travaux du Global Green Growth Institute (GGGI), une amélioration de 20 % de l’efficacité énergétique dans l’ensemble du secteur pourrait accroître la productivité énergétique globale de 31 % d’ici à 2030 et éviter près de 2 milliards USD de coûts énergétiques cumulés. Ces gains nécessiteront des investissements dans les installations solaires en toiture, les équipements à haute efficacité énergétique, le traitement des eaux usées, les technologies de récupération de chaleur et les systèmes numériques de gestion de l’énergie. D’après les estimations sectorielles, le marché potentiel de la seule modernisation énergétique pourrait atteindre 120 à 150 millions USD au cours des quinze prochaines années.

La fabrication de chaussures représente une autre opportunité prometteuse. Catégorie des exportations GFT ayant enregistré la plus forte croissance en 2025, la chaussure offre un potentiel de valeur ajoutée supérieur à celui des activités traditionnelles de coupe et de confection. Elle bénéficie par ailleurs de la hausse de la demande mondiale et de l’implication croissante des marques internationales de sportswear. Les entreprises qui fournissent des matières spécialisées, des composants techniques, des technologies de moulage ou des équipements de production avancés pourraient donc trouver dans ce segment des perspectives de croissance à long terme plus solides.

Dans le même temps, le gouvernement encourage une adoption plus large des technologies de l’Industrie 4.0, notamment l’automatisation des usines, la gestion numérique de la production, les certifications environnementales et la traçabilité des chaînes d’approvisionnement. Ces capacités gagnent en importance à mesure que les acheteurs internationaux recherchent une visibilité accrue sur leurs réseaux de fournisseurs et imposent des standards plus élevés en matière de qualité, de durabilité et de conformité.

La visibilité internationale croissante du Cambodge conforte cette transition. Le choix du pays pour accueillir, en avril 2027, le premier Forum régional de l’OCDE sur le devoir de diligence dans les secteurs de l’habillement et de la chaussure en Asie témoigne de la confiance grandissante dans ses efforts en faveur de pratiques commerciales responsables et d’une meilleure gouvernance des chaînes d’approvisionnement. Pour les entreprises qui investissent au-delà du simple assemblage, ces évolutions montrent que le marché s’oriente progressivement vers une production à plus forte valeur ajoutée, soutenue par la technologie.

Opportunités d’investissement au Cambodge dans les secteurs manufacturier, agricole, logistique, touristique, technologique et des énergies renouvelables.

Cadre d’investissement et risques commerciaux

Implanter une production au Cambodge est devenu plus simple, grâce à un régime ouvert aux investissements étrangers et à différents avantages fiscaux destinés aux activités manufacturières exportatrices. Une entrée réussie sur le marché ne dépend toutefois pas uniquement des incitations fiscales. Avant d’engager des capitaux, les entreprises doivent aussi évaluer l’évolution des politiques commerciales, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la compétitivité à long terme.

La plupart des projets manufacturiers commencent par un enregistrement auprès du Conseil pour le développement du Cambodge (CDC), dans le cadre du statut de projet d’investissement qualifié (QIP). Les projets éligibles peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur les sociétés allant jusqu’à neuf ans, d’exonérations de droits à l’importation sur les équipements de production et les matériaux de construction, d’avantages de TVA sur certains intrants achetés localement, ainsi que de déductions renforcées pour la recherche, le développement des compétences et la formation professionnelle. Ces mesures visent à favoriser les activités à plus forte valeur ajoutée et la montée en gamme industrielle, plutôt que les seules opérations d’assemblage.

Les entreprises doivent également choisir entre une implantation dans une zone économique spéciale (ZES) et la création d’un site indépendant. Les ZES accélèrent généralement la mise en œuvre des projets grâce à des infrastructures intégrées, à des procédures douanières simplifiées et à des services administratifs regroupés. Elles sont donc particulièrement attractives pour les fabricants tournés vers l’export. Les projets de plus grande envergure, qui nécessitent un aménagement sur mesure ou prévoient une expansion importante, peuvent toutefois privilégier un site indépendant malgré des délais de mise en œuvre plus longs.

La participation aux organisations professionnelles joue, elle aussi, un rôle croissant. L’adhésion à la Garment Manufacturers Association in Cambodia (GMAC) donne accès à une représentation sectorielle, à des informations réglementaires actualisées et à des occasions de développer son réseau. L’engagement auprès de Better Factories Cambodia (BFC) contribue quant à lui à démontrer le respect des normes internationales en matière de travail et de conditions de travail. Pour les fournisseurs des grandes marques mondiales, ces programmes peuvent renforcer la confiance des acheteurs et faciliter l’accès à des partenariats de sourcing à long terme.

Malgré ces avantages, les investisseurs doivent analyser avec attention plusieurs risques structurels.

La politique commerciale constitue l’incertitude la plus immédiate. À la suite des mesures de droits de douane réciproques annoncées par les États-Unis en 2025, le Cambodge s’est d’abord vu appliquer un taux de 49 %, ramené par la suite à un niveau négocié de 19 %, tandis que les discussions se poursuivent. Les exportations vers les États-Unis restent soutenues, mais l’incertitude entourant les futurs accords commerciaux a perturbé la planification des commandes dans une partie du secteur. De nombreuses usines indiquent ainsi disposer d’une visibilité plus courte qu’au cours des années précédentes.

La sortie prévue du Cambodge de la catégorie des pays les moins avancés d’ici à 2029 constitue un deuxième enjeu stratégique. L’accès préférentiel au régime « Tout sauf les armes » de l’Union européenne devrait être progressivement supprimé au cours des années suivantes. Les exportateurs devront donc répondre à des règles d’origine plus strictes dans le cadre de dispositifs commerciaux alternatifs, tels que le Système de préférences généralisées (SPG) ou le SPG+. Cette transition renforce encore la nécessité de développer la production locale de tissus et de fils afin de réduire la dépendance aux intrants importés.

La résilience des chaînes d’approvisionnement appelle également une attention particulière. Environ 60 % des matières utilisées dans la production provenant de fournisseurs étrangers, les fabricants restent exposés aux perturbations du transport maritime, aux tensions géopolitiques et aux variations des coûts du fret international. Les récentes perturbations à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande ont souligné l’importance d’une planification logistique diversifiée pour les entreprises exportatrices.

Enfin, la compétitivité dépend de plus en plus de facteurs autres que le coût du travail. Les échanges du Cambodia Textile Summit 2026, qui a réuni des organismes publics, des organisations internationales et des responsables du secteur, ont systématiquement souligné que la réussite future du secteur dépendrait de la productivité, des compétences de la main-d’œuvre, de la durabilité, de la conformité et de la profondeur des chaînes d’approvisionnement, et non plus seulement des bas salaires.

Dans l’ensemble, les perspectives restent favorables aux investisseurs. Le Cambodge continue de consolider sa position de grande plateforme d’exportation, mais la compétitivité à long terme profitera de plus en plus aux entreprises capables d’intégrer des activités à plus forte valeur ajoutée, d’améliorer leur efficacité opérationnelle et de répondre à l’évolution des attentes des acheteurs internationaux.

Conclusion

L’industrie cambodgienne de l’habillement et du textile reste l’un des écosystèmes manufacturiers exportateurs les plus établis d’Asie du Sud-Est, forte de plusieurs décennies d’expérience, de coûts d’exploitation compétitifs et d’une solide intégration aux chaînes d’approvisionnement mondiales de l’habillement. La croissance continue des exportations en 2025 et la dynamique positive des investissements à l’approche de 2026 confirment l’attractivité du secteur, malgré une concurrence régionale de plus en plus vive.

Dans le même temps, l’industrie entre dans une nouvelle phase de développement. Sa croissance future reposera moins sur l’expansion des capacités d’assemblage que sur le renforcement de la production en amont, l’amélioration de la performance environnementale, l’adoption des technologies numériques et l’augmentation de la valeur ajoutée locale. Ces transformations structurelles ouvrent de nouvelles perspectives non seulement aux fabricants de vêtements, mais aussi aux fournisseurs de tissus, d’équipements industriels, de solutions d’énergie propre, de systèmes d’automatisation et de technologies de production avancées.

Les entreprises qui étudient le marché cambodgien doivent donc aller au-delà des coûts de main-d’œuvre pour en apprécier le potentiel. La profondeur des chaînes d’approvisionnement, les accords commerciaux, les dispositifs de conformité, les infrastructures et les orientations publiques à long terme pèseront de plus en plus sur la compétitivité, à mesure que les exigences mondiales en matière de sourcing évolueront.

Pour les entreprises qui souhaitent diversifier leur production en Asie, le Cambodge représente davantage qu’un site manufacturier alternatif. Il constitue une plateforme industrielle qui évolue progressivement vers une production à plus forte valeur ajoutée, plus résiliente et plus durable ; cette transition ouvre des perspectives aux entreprises prêtes à inscrire leurs investissements dans une vision stratégique de long terme.